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La société numérique, un avenir à
construire
Après une centaine d'années de développement
et de déploiement du téléphone sur l'ensemble des territoires, les années 70, 80
et 90 ont connu trois véritables « big bangs » technologiques avec l'introduction
du numérique, la constitution de l'Internet et l'émergence de la téléphonie
mobile. À partir du milieu des années 90, l'apparition des navigateurs et des
moteurs de recherche a rapidement facilité l'accès à Internet et au début des
années 2000, les technologies de l'information et de la communication n'étaient
plus réservées à une élite technophile mais largement diffusées au plus grand
nombre.
Le développement récent des réseaux sociaux
et humains sur la base de ces réseaux physiques associe les besoins de communication,
le partage de contenus et l'échange de connaissances, se traduisant in fine par une immersion et une
connectivité permanentes qui caractérisent ce que j'ai coutume d'appeler la
« deuxième vie » des réseaux. Dans ce contexte nouveau, le web 2.0
tisse un espace croissant et quasi sans limites de nouveaux services pour la
vie de tous les jours. Les contenus sont diffusés par les réseaux à des débits
de plus en plus élevés vers et depuis les domiciles mais aussi les téléphones
mobiles.
Mais
pour que nos économies et nos sociétés - car cette révolution est aussi
sociétale - entrent au cœur de cette deuxième vie des réseaux et que le mode
« always on » (toujours connecté) soit accessible à tous, plusieurs
conditions doivent encore être réunies. L'une des priorités est à l'évidence la
qualité de la formation des ingénieurs et des managers de demain pour produire
les avancées scientifiques et techniques qui permettront de continuer le
déploiement numérique et de trouver les voies économiques et sociales d'un
développement durable. Il s'agit aussi de fédérer des acteurs différents
(chercheurs, créateurs d'entreprises, développeurs de PME ou de grands groupes),
afin de partager la compréhension des enjeux technologiques de demain, leur
impact sur les marchés, sur les citoyens, sur notre société, dans un
environnement où tout s'accélère.
Pour rester en avance au niveau
international, le monde académique et l'Institut Télécom en particulier sont une
force de formation et de recherche pour travailler sur ces innovations de
demain en s'appuyant sur cette vision prospective de la société numérique.
La
Fondation Télécom, dont j'ai accepté avec plaisir de prendre la Présidence, se
donne pour objectif d'aider l'Institut Télécom et les Écoles à jouer ce rôle primordial
de creuset pour la construction de la société numérique.
Cette Fondation va permettre de préparer
les élèves à l'innovation ouverte, d'offrir des bourses pour attirer les
meilleurs élèves étrangers, de renforcer la formation des élèves à
l'international, d'aider à la création d'entreprises, mais aussi d'apporter des
moyens complémentaires pour financer la recherche sur les défis technologiques
de demain.
Ces défis sont nombreux, mais nous devons
nous attacher à les identifier pour mieux y répondre. On peut citer notamment l'utilisation
et la maîtrise de la surabondance des données, l'optimisation du développement
des infrastructures fixes et mobiles pour faciliter la vie de tous nos citoyens
en leur donnant accès à de multiples services, également l'organisation et la
structuration des puissants réseaux sociaux pour permettre à chacun d'y jouer
un rôle actif.
Nous ne savons pas précisément quelles
seront les prochaines découvertes, mais nous savons que mettre ensemble des
esprits créatifs pour enseigner, apprendre et développer de nouvelles idées permettra
de mener l'Institut Télécom vers les innovations de demain, garantes de notre
écosystème pour les générations futures.
En tant que Président de la Fondation Télécom,
je vous propose de porter collectivement cette ambition pour penser et
construire ensemble l'avenir numérique.
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2008-2012 seront des années importantes pour l'Institut Télécom et ses
écoles
Il s'agit d'années de mutation, à l'image de celle induite par les TIC
au sein de notre société.
Les défis de l'enseignement supérieur dans les TIC définis dans le
projet stratégique de l'Institut Télécom sont les suivants :
1/ Former des ingénieurs et des managers de très haut niveau pour
développer la croissance et la compétitivité de notre tissu économique
et aider nos entreprises à exporter ;
2/ Favoriser l'innovation et les transferts vers l'industrie et les
services pour développer les usages des technologies de l'information ;
3/ S'affirmer dans la compétition internationale par le recrutement ;
4/ Développer nos sources de financement.
Ces défis pourront être atteints grâce à l'implication des anciens et
leur capacité à se fédérer autour de ce projet stratégique pour l'avenir
de leur école.
Le projet sociétal : bâtir notre futur numérique dans lequel
s'inscrivent les actions de la Fondation Télécom qui a besoin de nos
contributions pour être en mesure de rivaliser avec les meilleurs
établissements de renommée internationale dans l'enseignement et la
recherche des technologies de l'information.
Ambassadeurs ou donateurs, votre engagement et votre fidélité sont
importants car il s'agit d'un projet qui s'inscrit dans le temps.
Nous avons tous les atouts pour réussir, votre implication personnelle
sera décisive.
Pascal Faure
membre du CA de l'Institut Télécom
vice-président du CGIET
(Conseil général de l'industrie, de l'énergie et des
technologies)
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