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Dans le cadre de son Think Tank, la Fondation Télécom a lancé en 2010 un cycle de petits-déjeuners débats pour approfondir des thématiques importantes dans le développement des technologies, de l’économie et de la société numérique.
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Retrouvez tous les petits-déjeuners de la Fondation télécom en vidéo sur la chaîne Mines-Télécom tv |
> Mai 2012 - " Comment créer des organisations apprenantes ?" avec François Taddei qui dirige une équipe Inserm qui travaille sur la biologie des systèmes et est un spécialiste reconnu de l’évolution.
Les mouvements d'ouverture qui ont caractérisé le web (open source, open innovation, open data, open science, open education) ne concernent plus seulement une avant garde de programmeurs idéalistes. Ils ont donné naissance, notamment sur les campus américains, à une nouvelle culture de la transmission, de l'apprentissage et de l'innovation. Ils bouleversent aujourd'hui jusqu'aux organisations les plus rigoureuses, y compris la recherche scientifique. De nombreuses activités il y a peu très élitistes, doivent désormais apprendre à s'adresser au plus grand nombre et à puiser dans la force créatrice de ce grand nombre.
Cette tendance concerne aussi bien l'enseignement et la recherche que l'entreprise. Elle prend une importance accrue avec la montée en puissance des pays émergents, qui démultiplie la puissance de recherche et d'innovation sur la planète. Elle entraîne des changements irréversibles, qui peuvent être mis en oeuvre avec méthode et système.
François Taddei, chercheur, fondateur de nombreux dispositifs innovants d'enseignement, de recherche ou de travail avec la jeunesse des quartiers en difficulté, partagera avec nous sa vision et ses expériences.
Ancien élève de l'école Polytechnique, François Taddei, dirige une équipe Inserm qui travaille sur la biologie des systèmes et est un spécialiste reconnu de l’évolution.
Il milite pour des approches ouvertes et interdisciplinaires aussi bien dans la recherche que dans la formation, qu'il a appliquées au design des masters "approche interdisciplinaire du vivant" et "approche interdisciplinaire du web", et à la création de l'association SCIRE.
Expert auprès de la Commission Européenne, il a remis à l'OCDE un rapport sur l’éducation dans lequel il soutient qu'au 21ème siècle, chacun devra savoir apprendre, coopérer et utiliser tous les savoirs disponibles, notamment ceux rendus accessibles par les nouvelles technologies. Il propose que les systèmes éducatifs s’inspirent de la "culture du questionnement", une nouvelle maieutique, des meilleures pratiques internationales et il soutient la création de lieux et d’outils dédiés au partage de l’expérience entre innovateurs. Il propose d'utiliser les nouvelles approches de science participative et de jeux de découverte scientifiques pour ouvrir au plus grand nombre la formation par la recherche.
Il a obtenu divers prix dont celui de l'Inserm et le prix EURYI (European Young Investigator).
> Mars 2012 - "Internet des objets : vers la deuxième révolution de l'Internet ?" avec Bernard Benhamou, Délégué interministériel aux usages de l'internet
À l'heure où le débat sur la réindustrialisation prend un tour crucial pour les économies européennes, ces innovations ouvrent aussi la possibilité de créer de nouveaux secteurs industriels à la croisée des chemins entre production des biens manufacturés et innovations logicielles. L’Internet des Objets pourrait ainsi bouleverser les secteurs de la logistique, des transports, de l'énergie, de la santé ou même de l'urbanisme. Cela posera aussi des questions essentielles sur la création et le partage de la valeur, sur le respect de la vie privée ou encore sur la souveraineté des États. Afin que nos sociétés puissent en retirer les bénéfices, il est essentiel aujourd'hui de prendre la mesure de ces transformations et de définir des stratégies industrielles, économiques et politiques adaptées.
Bernard Benhamou est Délégué interministériel aux usages de l'Internet. Il est l'initiateur du portail Proxima Mobile, qui a largement contribué au développement des services mobiles en France. Il est l’inventeur du concept de droit au « silence des puces », qui nourrit aujourd'hui la réflexion européenne sur la régulation de l'Internet des Objets. Il a aussi été impliqué dans l’ensemble des négociations internationales sur la gouvernance de l'Internet. Il est aussi maître de conférence à l’Institut d'études politiques de Paris, chargé d'enseignement à l'Université de Paris I Panthéon-Sorbonne et l’auteur du site Netgouvernance.org.
Au cours des dernières décennies, la mobilité s'est généralisée, complexifiée et enrichie. Mais comme pour tous les aspects de la "révolution numérique" en cours, elle a commencé à changer de sens et de valeur. Aller le plus vite possible, le plus loin ou le plus souvent possible, ne constitue plus la condition nécessaire ni suffisante d’une bonne mobilité. Ce qui compte désormais, c’est la richesse des opportunités, des rencontres, des expériences procurées ou favorisées par nos déplacements.
Georges Amar met ainsi le concept de « reliance », ou création de relations fécondes, au coeur de son analyse du changement de paradigme qui traverse les transports, les technologies de l’information et la vie urbaine en général. Fort d’une longue expérience et d’une expertise reconnue au plan international, il nous éclaire sur les innovations qui vont, dès demain, transformer la ville et notre vie mobile, et la mettre sur la voie d’un développement durable.
Ingénieur civil des Mines, Georges Amar fut le directeur de la prospective et des projets innovants de la RATP, conduisant d'importants projets de développement comme d'innovation sociale. Outre une importante production littéraire et poétique, Georges Amar est notamment l'auteur de Homo mobilis, le nouvel âge de la mobilité (éloge de la reliance), FYP, 2010 et de Mobilités urbaines – Eloge de la diversité et devoir d’invention, Editions de l'Aube, 2004.
Parallèlement, les nouveaux outils disponibles offrent d'innombrables ressources pour refonder l'entreprise : nouveaux outils et nouvelles stratégies de communication, nouvelles données disponibles, nouvelles ressources pour organiser et suivre des processus à la fois fluides et complexes. Ces ressources peuvent être employées pour le meilleur (entreprises harmonieuses, créatives et souples) ou parfois pour le pire (perte d'autonomie des salariés, pression, souffrance au travail).
Pour Christian Nibourel, les choses sont claires : plus la virtualisation de l'entreprise progresse, plus il est nécessaire de travailler son "empreinte sociale".
Christian Nibourel est président d'Accenture France et président du CA de l'INSA Lyon. Une longue carrière chez Accenture a permis à cet ingénieur de devenir l'un des meilleurs spécialistes de la transformation de l'entreprise, notamment dans les secteurs de la banque-finance et de la transformation industrielle. Membre du conseil d'administration de Syntec, il est également membre du comité exécutif de la Fondation Télécom. Il est l'un des auteurs de L'empreinte sociale (Odile Jacob, 2011).
>> Retrouver les petits-déjeuners du premier semestre 2011



